Café noir

mets-toi à l'aise, c'est l'heure de la pause

24 juin 2005

Nekotopia, de Asuka Fujimori

  « Le crime, c’est comme le piano, faut commencer tôt si on veut parvenir à une certaine virtuosité », c’est ce qu’affirme dès la première phrase du bouquin Asuka, une gamine de dix ans, qui porte de jolies robes et a des rubans dans les cheveux, et qui aime les bonbons. Une gosse comme les autres à ceci près que son hobby consiste à tuer les chats. Méthodiquement, avec brio, non sans leur avoir auparavant donné un nom. De Ethel Rosenberg à Pol Pot, de Baudelaire à Perec, de Landru à Alfred Wegener, c’est une... [Lire la suite]
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13 février 2005

Des anges mineurs d'Antoine Volodine (extrait)

"Dans le quartier situé le plus à l'ouest après la rue des Praires, il y a des caves où des hommes s'enferment avec des chiens et les mangent. Dans le quartier qui le jouxte au nord-est, la pègre contrôle une maison où on peut apprendre à tuer les gens avec un marteau ou une flèche empoisonnée. Plus au nord-ouest encore, des rues désertes se croisent sur des kilomètres carrés, sans que jamais âme qui vive n'y erre. Dans le quartier suivant, quand on oblique vers le sud-est, on rencontre huits réfugiés anglais et un Cheyenne... [Lire la suite]
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10 octobre 2004

Ça, c’est un baiser

C'est le premier bouquin de Philippe Djian que je lis. Bien sûr, de Djian, je connais le renom. On me dit d'ailleurs que sa réputation est surfaite, que c'est plus un faiseur qu'un vrai écrivain, qu'il a fait de bons bouquins mais que « ça c'est un baiser » ne fait pas partie de ceux-là. Seulement voilà, il était disponible à la bibliothèque et je l'ai emprunté. Donc « ça c'est un baiser » ! Et bien, ça se présente comme un polar, une fille est retrouvée morte, les dents cassées. Cette fille,... [Lire la suite]
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23 septembre 2004

Parfois, le désespoir est un sentiment calme.

Une nuit où tu n'étais pas là, je suis venu dormir chez toi Dans ton lit. Dans tes draps. J'avais pris la clé dans la cachette habituelle, que je connais bien, puisque pendant longtemps, cette chambre, ce lit, ces draps étaient aussi les miens. Je savais que tu dormais alors, ailleurs dans Paris, dans une autre maison, un autre lit. Je sentais ton odeur, ton désordre, tes habits tout autour de moi. Cette nuit là, je n'avais plus rien à attendre. Etranger parmi ces objets familiers que nous avions... [Lire la suite]
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